Comme Des Talons qui Claquent

Comme Des Talons qui Claquent
Le 16 avril 2009.


Voilà, ça y'est, on y est. J'avais dit le bout du monde et finalement, j'n'ai pas fait grand chose. C'est vrai, t'avais raison, je glorifie, j'idéalise et j'exagère à ma façon. 'Parait que c'est mon côté sentimentaliste.Je ne suis pas parfaite, je ne suis pas celle qui'il te faut, je ne suis pas grand-chose;
mais je ne suis pas celle que tu claqueras dans de grandes leçons de morale. Je ne crois pas au raisonnable, et l'irrationnelle c'est tout ce qui porte ce foutu monde. Alors peut-être que pour un millier de choses tu as raison; mais pour le reste, pour le reste tu ne sauras jamais rien.
Parce qu'en dix-huit ans la vie ne m'a rien appris, mais en quelques jours j'ai fini par comprendre. Regarde, on n'est ni fait de chair ou de sang; nous sommes un mélange de la colère de Dieu et d'un élément de cette foutue vie. Et toi, j'avais vu, j'avais senti. Toi, comme cette foutue terre,
avec ce rythme régulier, cette routine exagérée et méprisante; toi, la terre, les pieds sur terre;
et bien, j'ai la terre entière pour t'aimer, et je ne ressens rien.
Moi, j'ai fini par le prendre, ce foutu vent, par vouloir m'envoler de tout ce vide, ce néant, ces doutes éternels; ce sera toujours comme ça, on y peut rien, mais on peut choisir, on peut décider de ce qui comptera mais également de ce qui ne comptera pas. Et toi, tu ne comptes plus.Le vent ne ment jamais, ne passe pas par quatre chemins, fait plisser les yeux des courageuses. Un jour je m'envolerai, quand la terre ne voudra plus que je reste l'aimer. Le vent, comme si il n'y avait plus que lui, plus de feu, plus d'eau ni de cette foutue terre et de cette peur de l'inconnu. Plus de terre pour l'aimer.
Je ne suis pas une de ces courageuses qu'il ne supporte pas, moi je lui laisse les feuilles d'automne pour qu'il les foute en l'air. En l'air, le vent qui siffle, qui soulève les coeurs, porte les moins courageux, fait voler mes cheveux et mes jupes. Il m'allume, sèche mes larmes et balaye mes regrets.
Le vent souffle parce que nous avons besoin d'air. Et il claque ces portes qui ne devraient pas rester ouvertes; surtout pas. Il écarte de nos chemins les feuilles mortes avec le calme d'une statue de pierre.
Je suis une voleuse, pas une courageuse, 'parait même que j'ai souvent laissé les portes se claquer.
Tu t'enterreras dans ta propre vie, moi je ne sais pas, je partirai avant.
Parce que le problème, ce n'est pas moi ni ma façon d'aimer ou d' haïr. C'est cette folie de passion. Mon vaste désir de chair et de sang, mon besoin de me sentir vivante. Je ne la connais pas vraiment, elle m'a souvent enfermée dans des désirs qui n'étaient même pas les miens. Je sais juste que la passion nous avale et nous recrache sans répit. Et sans jamais nous dévorer. Parfois on la croit là, mais elle est déjà loin, et nous, on reste sur le bord du trottoir avec la folie de nos obsessions.
Elle n'est que souffrance; c'est une sorte de bombe à retardement qui se déclenche tôt ou tard.
Pour que la passion explose. Et qu'elle nous prenne en otage, qu'elle nous sature de douleur,
qu'elle nous torture de bonheur. Elle est l'espérance du changement.Au tout début, elle n'est qu'un rêve de démesuré. Mais regarde la déception, regarde la souffrance.
Regarde moi tomber de haut, toi le serein et moi la passionnée.Regarde moi brûler.
Mais si c'est l'heure des adieux, je voulais l'écrire. "Qu'est-ce que pour nous, mon coeur" que la mélodie du bonheur. Mon coeur m'a finalement laissée tomber. Il n'a plus voulu battre quand il a senti tout mon être et tomber et abandonner. Il m'a parlé de vengeance, m'a dit les mots de la colère; mais "Qu'est-ce que pour nous mon coeur" que l'espoir qui n'arrivera jamais. Ne me laisse pas toute seule. Ne fais pas de moi une rationnelle, ne laisse pas ma raison l'emporter. Il faut que tu sois là, mon coeur, ma passion, mon courant d'air; il faut que tu reviennes. Pour me redonner le goût de la vie, des jolies proses,
de la folie parfumée; je te sens mon coeur, je t'entends parfois.
Je respire ta peur, oh mon coeur, oh mon coeur, ne te cache pas, n'oublie pas nos premiers mots, nos grands maux. Reviens moi. Fais-moi claquer des doigts, met moi en colère, oh mon coeur, laisse moi craquer, être un peu plus humaine, rend moi fragile, à fleur de ma propre peau. Donne moi de la colère, une bonne dose de rage. Nan, mon coeur, mon mien de petit coeur, que je voudrais te sentir battre, te sentir exploser. Je t'en prie, je t'en supplie, réveille toi dans un sursaut. Dis- moi que j'y crois encore, au bout du monde. Avec toi, toi, toi et toi, et mon coeur, et toute la passion de ce foutu monde et ta putain de terre et de mon vent, et de tous les rêves du monde. Fais moi y croire. Ne me laisse pas penser que tout est déjà fini. La belle aventure, même rien qu'avec toi, mon coeur.

[ Un Adieu, un Aurevoir, un A bientôt... Allez savoir si le Coeur y est ou si Il reviendra. ]
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# Posté le jeudi 16 avril 2009 08:30

Modifié le dimanche 19 avril 2009 11:39

Peut-Etre Ailleurs.

Pour résumer, attends moi à cette foutue gare. Quand j'aurai les cheveux blancs et des rides au coin des yeux. N'oublie pas mon sourire, n'oublie pas de me faire rire. Attends moi. Il faut qu'il existe quelque chose après cette foutue vie. Quelque chose où l'on pourrait se retrouver, peut-être le paradis, quelque chose où je pourrais te le dire. Sois mon quelqu'un qui m'attende après le grand voyage, sois celui que je verrai quand les portes s'ouvriront. Et moi, je continuerai, avec quelques cracs, je te le jure; j'ai jamais su te mentir, alors crois-moi. J'ai toujours eu besoin qu'il y ait quelqu'un à croire en moi, sois mon quelqu'un. Mais. Allez, souris, s'il te plaît, laisses moi te lâcher la main. Traverser la route, toute seule. Sans lumière. C'est de ta faute tout ça, sale égoïste. Mais. Comment t'en vouloir? Ce serait si simple, tu sais. Comme la madeleine de Proust. Je crois que je comprends enfin. C'est juste que je suis incapable de croire que l'on ne pourra jamais se retrouver, c'est impossible, sinon ça sert à quoi tout ça? Ça sert à quoi de continuer sans jamais plus de toi? Dis moi si j'ai tord. Si ça en vaut la peine? Toi tu vaux bien toutes les peines, mais faites qu'elle existe cette foutue gare.
Et qu'après le reste de ma vie, je puisse t'y retrouver.
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# Posté le vendredi 23 janvier 2009 12:04

Modifié le vendredi 23 janvier 2009 14:56

En Plein Chao

En Plein Chao
...


Tu le saurais. Tu es seule, papa ne parle plus, maman devient folle. Et toi dans tout ça? Tu voudrais que Didi soit là, qu'elle soit forte pour deux. Tu voudrais qu'il soit là lui, plus que tout, tu donnerais tout, tu donnerais ta propre vie, parce que tu sais, que tout ça ne tient qu'à un fil, tout ça peut se briser comme un verre qui s'écrase au sol. On te l'a prit, on te l'a arraché. On te l'a volé pour Noël. Tu t'enroules dans sa couette, même plus son odeur sur le textile. Tu voudrais crever. Finir dans le même cercueil que lui. Tu voudrais pouvoir dormir ce soir. Mais faut penser à tout, être forte pour trois, cacher ces larmes , trouver les bons mots, prendre les bonnes décisions, les rassurer avec le peu de force que la vie nous laisse. Le peu d'espoir que l'on ne t'a pas piétiner. Demain, il est là, demain sera dur. Mais t'as envie de le voir.
Tu veux pas qu'on parle de lui au passé, surtout pas, surtout pas dire qu'il était ma chair, mon sang, ma lumière.

Juste pour ne jamais oublier ces derniers moments.
Tu l'embrasses sur la joue, tu lui carresses la main, tu crois qu'il va ouvrir les yeux, tu en es tellement sûre, tu entends sa respiration, tu sens son coeur qui bat dans sa poitrine. Il est beau, on dirait un prince. Tu sens sa présence, tu en es sûre, il est là dans la pièce glaciale avec toi, tu entends son rire, il te répond presque quand tu lui parles. Tu sens son souffle dans ton cou. Il est là tout près de toi, il te donne la force, sa force, tout ce qu'il avait au fond des tripes, il te dit quelle chanson il aimerait entendre une dernière fois, quelle cigarette il aimerait fumer avec toi. Il te dit quoi écrire, quels souvenirs il a gardé. Il te souhaite un joyeux Noël. Il a tout fait pour que Didi soit là, ce n'est pas toi, c'est lui qui a réussi à la faire revenir à temps. Il n'y a que lui pour réaliser ce genre de miracle. Tu pensais ne pas fêter Noël avec lui, et bien, malgré tout, malgré son coeur qui ne semble plus battre, il est là à vos côtés, pour le meilleur et pour le pir. Ce n'est pas un glaçon que tu embrasses, ce n'est pas juste un corps à qui tu parles de tout et de rien. C'est lui. Il te pardonne parce que tu ne l'oublieras pas, jamais. Comme si c'était plus facile de dire ces mots à un glaçon qu'à son propre frère. Tu sais qu'il a souffert, il y a ces traces sur ses doigts, ses blessures sur son visage, rien ne le cachera, même le meilleur maquillage possible. Il a souffert, il a compris qu'il mourrait, il s'est senti partir. Qu'il repose en paix, c'est tout ce que tu voudrais pour Noël. Les fleurs les plus chères, c'est tout ce que toi tu as pu lui offrir.

Didi arrive en larmes. Tout va bien et tout va mieux, bizarrement vous vous retrouvez tous les 5 à l'Eglise. Tu ne lis pas le petit texte que tu lui avais écrit, Didi veut qu'il brûle avec lui. Qu'il soit le seul à pouvoir se souvenir. A la magie d'hier, il vous a tous emmener avec lui, au fond de ce ravin. Vous n'en sortirez pas, comme lui, il te manque un peu déjà.

C'est assez horrible de se dire un 31 décembre que l'on a envie de mourir, que l'on n' a plus la force de se battre contre ce qui s'acharne sur nous. On pourrait abandonner, on pourrait décrocher, on pourrait éteindre la lumière sans un mot. Mais. On tient debout, on avance, on sourit et même si le coeur n'y est pas, même si on y pense sans répits, sans souffler. Tu trouves qu'il est de plus en plus lourd ce fardeau sur ton épaule, il te brise le dos, tu es à terre. Tant pis s'il faut ramper, tu le feras pour lui. Tu essayeras d'aimer la vie comme avant, de l'aimer plus qu'elle ne t'aime. Parce que tout s'est écroulé, il n'y a plus rien, plus de rêves, plus de doux espoirs, même plus une goûte d'amour, le vent ne souffle plus dans tes cheveux. Tu es bien seule, bien trop fatiguée, un peu à bout; tu voudrais poser ta tête quelques instants, ne plus trembler. T'aurais voulu boire comme un trou, rire comme une baisée de la vie, danser sur de la musique de boîte, draguer comme une salope. Mais. Tu es ailleurs, tu restes dans le noir, tu bois du café et tu fumes beaucoup trop. Tu n'oses pas écrire sur lui, tu voudrais faire comme si de rien était. Tu voudrais tant de chose, tu murmures encore que ce n'est pas possible, nan, ce n'est pas possible. Tu deviens jalouse de ceux qui sont heureux, tu détestes ces gens pour qui la vie est si facile. Tu n'y peux rien, tu les évites, tu les ignores avec le peu de fierté qu'il te reste. Tu es seule, mais c'est tant mieux, tu n'as pas vue le jour de la journée, tu n'es toujours pas en 2009, il n'y aurait plus jamais de nouvelle année avec lui, il ne partira jamais au Maroc, il ne sera pas là à ton mariage, il ne mangera plus jamais dans ton assiette, tu ne connaitras pas ses enfants, il n'est plus. Tu pleures beaucoup, et puis tu t'égares, tu le vois dans chaque visage, tu l'entends dans chaque bruit, tu le sens dans chaque odeur. C'est plus fort que toi, tout ça n'est pas possible, il est là, derrière ou devant toi. Il est là à chaque coin de rue. Mais. C'est ton désert, ton chao, ton fardeau.

Le pire aurait été qu'il te regarde différemment. Qu'il ne te dévore pas des yeux. Il t'a regardée. Avec des yeux de pitié, sans tendresse, sans envie, sans rien d'autre que de la fausse compassion, que de la fausse gentillesse. T'aurais presque préféré qu'il ne te regarde même pas.

# Posté le samedi 20 décembre 2008 16:25

Modifié le samedi 03 janvier 2009 11:00

Ce soir. Parce Que Les Chichis et Les Chouchous ça va. Mais Quand C' est Tous Les Jours ...

A toute la gente masculine.

Comme un besoin de vulgarité iminant. Bref, écrire 150 fois par jour Pute à Frange ne me suffit plus. J'adore aussi le "vous n'êtes qu'une mal-baisée". Ouais, grave. Je crois que le mot baiser n'est plus vraiment vulgaire, nan, c'est du langage de tous les jours. Je cherche du vulgaire, mais là je reste très polie. Tout ça parce qu'on a envie de traiter tous les hommes de cette terre de salaud. De bande d'enculés. Ouais. Et puis de vauriens, de dégoutants, de nuls, d'abrutis. Nan, pas vraiment. Ecervelés. Ignobles. Gerbant. Arriéristes et mauvais coups. C'est clair. Ce serait pas une équipe de nanas qui aurait perdu contre ces italiens. Je hais les footballeurs. Rock your body. Ouais. Fils de Pute. Sales Fiotes. J'adore ton parfum qui sent comme mes chiottes. Plutôt classe ça. Tu es un raté d'avortement. Un trou dans une capote. Une pilule gerbée après trois verres. Ouais, ta mère ne tenait pas l'alcool, ni ses cuisses serrées. Tu es un coup d'un soir, une histoire de toilette plus que crade. Les hommes sont prédestinés. Nous, les filles, on a été conçu dans un joli lit avec des draps extrêmement propres et des bougies à côté. C'est sûr. Tu es le plan cul qui a mal tourné. . . Und so weiter, tu as même les yeux du violeur qui s'est fait ta mère.

Mille excuses. Je pries pour ces âmes masculines. En me la coulant douce. En me la collant dure.

Obsenité & Cie.


Mais toi tu sens bon. Tu sens les bons sentiments,les bonnes intentions. Foutus sentiments.

# Posté le vendredi 05 décembre 2008 18:36

Modifié le samedi 07 février 2009 06:53

A Méditer

Je sais que les ex c'est sexe c'est sexy
Les ex c'est comme un expresso ça se boit vite ça se boit chaud
C'est pas comme l'amour impossible
Les ex c'est toujours accessible
Camille.

'Parait qu'ils ne sont plus ensemble... (ne surtout pas rire.)
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# Posté le jeudi 06 novembre 2008 08:34

Modifié le dimanche 16 novembre 2008 08:18